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Ce que j’aurais aimé savoir avant de sous-Estimer le soleil martiniquais pendant ma session de pêche

mai 3, 2026

Je venais de passer cinq heures en mer, entre 10h et 15h, sous un soleil martiniquais d’une intensité que je n’avais pas vraiment mesurée. À peine rentrée, mes yeux ont commencé à me brûler comme si du sable s’y était infiltré. Chaque clignement se transformait en une douleur aiguë qui m’a poussée à consulter un ophtalmologue le soir même. Je ne pensais pas qu’une simple session de pêche pouvait me coûter autant en douleur et en temps perdu. Ce que je n'avais pas compris, c’est que mes lunettes de soleil basiques ne filtraient pas assez les UV, et que la réverbération sur l’eau amplifiait cette exposition. Cette erreur m’a valu trois jours d’arrêt, des dépenses imprévues et une vraie galère oculaire que j’aurais pu éviter.

Le jour où j’ai compris que mes lunettes ne suffisaient pas

Le matin de ma sortie, j’avais prévu une session de pêche en mer entre 10h et 15h, avec la mer calme et un ciel parfaitement dégagé. Le soleil martiniquais tape fort, mais je n’avais pas trop réfléchi à la qualité de mes lunettes. J’avais pris une paire basique, sans filtre polarisant ni certification UV400, pensant que ça ferait le job. Ce qui me semblait logique, vu que la plupart des pêcheurs amateurs autour de moi utilisaient ce type de lunettes sans souci. La mer agit comme un miroir, la réverbération amplifie le rayonnement UV jusqu’à 20 à 30% en plus, c’est un détail que j’ai ignoré ce jour-là.

J’avais sous-estimé ce point. Je croyais que toutes les lunettes de soleil protégeaient pareil, que la couleur des verres ou leur teinte suffisait à empêcher les problèmes. C’est l’erreur classique que j’ai faite : penser qu’une paire lambda, achetée pour une vingtaine d’euros, pouvait me protéger comme une paire polarisante de qualité. C’est simple, personne ne m’avait vraiment expliqué que la protection UV est une donnée technique bien précise, et que sans filtre certifié, les rayons passent à travers. Alors que les pêcheurs en Martinique plébiscitent des marques comme Costa ou Maui Jim, reconnues pour leurs verres polarisants qui réduisent vraiment l’éblouissement, moi j’étais là avec mon petit truc basique, sans me poser de questions.

Sur l’eau, j’ai commencé à sentir des picotements dans les yeux, une sensation de fatigue oculaire qui s’installait doucement. Ma vision devenait un peu floue et l’éblouissement augmentait, surtout au moment où le soleil était au zénith. Pourtant, je n’ai rien fait, persuadée que c’était normal après plusieurs heures d’exposition. C’est ce signal d’alerte que j’ai ignoré, pensant que c’était juste la longueur de la journée qui jouait. J’ai continué à pêcher, pensant que ça allait passer. Mais c’était le début du cauchemar. Le soleil martiniquais est plus violent que ce que j’imaginais, et la mer calme n’a rien arrangé à la réverbération intense. En fait, j’étais en train de m’exposer à une forte dose d’UV sans protection adaptée et sans m’en rendre compte.

La douleur qui m’a forcé à arrêter et consulter un ophtalmo

Mes yeux brûlaient comme si du sable s’y était infiltré, une douleur au clignement qui m’a forcé à consulter un ophtalmologue le soir même. La sensation a commencé à s’intensifier juste après la session, alors que je pensais enfin pouvoir souffler. La lumière devenait insupportable, mes paupières refusaient de rester ouvertes longtemps, et chaque mouvement me tirait une grimace. C’était vraiment surprenant, je ne m’attendais pas à ce que mes yeux réagissent aussi violemment. Ce n’était pas une simple irritation ou de la fatigue oculaire, mais quelque chose et puis sérieux. Au point que je me suis retrouvée incapable de continuer à pêcher, l’envie même d’être dehors a disparu.

Chez l’ophtalmologue, le diagnostic est tombé : photokératite. Cette inflammation cornéenne due à une surexposition aux UV, souvent confondue avec une simple irritation, m’a clouée à la maison pendant trois jours, alors que je pensais juste avoir les yeux fatigués. Il m’a expliqué que la photokératite, c’est comme un coup de soleil sur la cornée, un piège méconnu surtout chez les pêcheurs qui passent des heures en mer sans protection oculaire adaptée. J’étais passée à côté des signaux, et la réverbération UV amplifiée par la surface de l’eau avait aggravé la situation. Cette inflammation provoque une douleur intense, une sensibilité à la lumière et une vision trouble temporaire. Ce diagnostic m’a fait comprendre que la pêche en mer sous le soleil tropical n’est pas une activité anodine pour les yeux.

Les conséquences ont été concrètes : trois jours sans pouvoir pêcher, une douleur persistante qui m’a empêchée de faire quoi que ce soit de normal, et une fatigue oculaire qui est restée plusieurs jours. J’ai dû investir d’urgence dans une paire de lunettes polarisantes de qualité, ce qui m’a coûté entre 150 et 250 euros, un budget que je n’avais pas prévu. Sans parler du temps perdu, car ces trois jours d’arrêt m’ont privée de sorties que j’avais planifiées depuis longtemps. J’ai aussi réalisé que mon tube de crème solaire SPF 50+ était mal utilisé, car je ne l’avais pas renouvelé assez souvent, ce qui avait aggravé les coups de soleil sur la peau. Tout ça m’a appris que la pêche en Martinique sous le soleil n’est pas à prendre à la légère.

Ce que j’aurais dû faire pour éviter ce cauchemar

Ce que j’aurais dû faire, c’est investir dans de vraies lunettes polarisantes certifiées UV400 avant même de partir. Les modèles que j’ai découverts ensuite, comme Costa ou Maui Jim, sont plébiscités par les pêcheurs en Martinique parce qu’ils réduisent vraiment la réverbération sur l’eau et filtrent correctement les UV. Ces lunettes ne sont pas que des accessoires de style, mais un vrai bouclier pour les yeux. La technique derrière, c’est que le filtre polarisant élimine l’éblouissement horizontal créé par la surface de l’eau, ce qui améliore la visibilité et protège la cornée. C’est ce que j’ai compris trop tard, alors que ma paire basique ne faisait quasiment rien. Le prix entre 150 et 250 euros peut paraître élevé, mais après les dépenses et le temps perdu, c’est un investissement qui vaut le coup.

J’aurais aussi dû renouveler la crème solaire SPF 50+ toutes les deux heures, surtout en conditions de sudation et d’éclaboussures fréquentes. J’avais un tube waterproof, mais en regardant en plus de ça près, il était qui marche à peine 40 minutes en mer, bien moins que les 80 minutes annoncées sur l’emballage. Cette erreur a laissé ma peau exposée sans protection, ce qui a favorisé l’apparition de cloques sur les zones découvertes. La réverbération sur l’eau augmente l’exposition aux UV de 20 à 30%, un détail que j’aurais dû prendre en compte. Le soleil martiniquais est un vrai piège, et la peau chauffe plus vite que ce qu’on imagine, surtout sur les oreilles, la nuque et le haut des pieds, des zones que j’ai négligées.

Les signaux d’alerte que j’aurais dû prendre au sérieux sont clairs et présents : vision légèrement floue, picotements dans les yeux, sensation de sable, rougeurs sur la peau, fatigue oculaire inhabituelle et douleurs au clignement. J’avais aussi une sensibilité accrue à la lumière en fin de journée, mais j’ai tout ignoré. Ces signes ne sont pas anodins, ils doivent pousser à se protéger immédiatement ou à interrompre la session. J’ai appris à mes dépens qu’il ne faut pas laisser ces symptômes s’installer, sinon la photokératite vous guette. Mon erreur a été de sous-estimer ces signaux, pensant que c’était normal après une longue exposition. Voici ce que j’aurais dû repérer :

  • Vision légèrement floue ou éblouissement accru
  • Picotements ou brûlures dans les yeux
  • Rougeurs ou sensations de chaleur sur la peau
  • Fatigue oculaire inhabituelle ou douleurs au clignement
  • Sensibilité accrue à la lumière en fin de journée

Ce que je retiens de cette expérience (et ce que je ferai différemment)

Cette expérience m’a coûté cher en temps, en douleur et en argent, bien plus que ce que j’avais imaginé. Trois jours sans pouvoir pêcher, alors que j’avais planifié la sortie depuis longtemps, ça m’a franchement contrariée. La douleur oculaire était intense, et je ne pensais pas qu’une erreur aussi banale, comme porter des lunettes de soleil basiques, pouvait avoir un tel impact. L’investissement financier imprévu dans des lunettes polarisantes de qualité, entre 150 et 250 euros, m’a aussi prise au dépourvu. Sans parler de l’achat supplémentaire de crème solaire waterproof, car la mienne n’était plus fiable. Ce gâchis aurait pu être évité si j’avais été mieux informée.

Depuis, j’ai complètement revu ma routine pour les sorties en mer. Je n’envisage plus de partir sans mes lunettes polarisantes certifiées UV400, qui réduisent vraiment la réverbération et protègent mes yeux. Je prends une crème solaire SPF 50+ waterproof, que je renouvelle toutes les deux heures, même si je ne ressens pas forcément la brûlure immédiate. J’alterne aussi avec des pauses à l’ombre quand c’est possible, et je veille à bien m’hydrater, car la sensation de bouche sèche et la faiblesse progressive m’ont aussi alertée ce jour-là. Ce combo me paraît être la base maintenant, surtout en Martinique où le soleil tape fort. Je ne prends plus ce risque, même si la tentation de faire une session longue est grande.

Si je devais m’adresser à un pêcheur amateur en Martinique, je lui dirais franchement de ne pas reproduire mon erreur. Le soleil local est un sérieux piège, surtout en mer où la réverbération multiplie les rayons UV. Sous-estimer ça, c’est s’exposer à des coups de soleil sévères, des inflammations oculaires douloureuses et des journées gâchées. Ce que je sais maintenant, c’est qu’j’ai appris qu’il vaut mieux vraiment avoir le matos en ordre avant de partir : les lunettes polarisantes, la crème solaire renouvelée, et ne jamais ignorer les signaux que le corps envoie. Mon expérience m’a appris que la simplicité apparente d’une session pêche peut cacher des risques qu’on ne voit pas venir. Depuis, je me protège vraiment mieux et je ne relâche plus ma vigilance.

Anne-Laure Gribelin

Anne-Laure Gribelin publie sur le magazine Akwaba des contenus consacrés à la pêche, à l’équipement nautique, à la plongée et aux conseils pratiques liés aux loisirs en mer. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et la volonté d’aider les lecteurs à trouver des repères utiles.

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